De longue date nous avions envie de partir à la découverte du Japon, Stéph était déjà allée à Tokyo pour le boulot il y a quelques années mais n’avait pas eu le temps de voir grand chose, pour ma part n’y ayant jamais mis les pieds mais étant réellement attiré par la culture Japonaise, coutumes, raffinement, par le pays ses paysages, ses temples, ses “shrine” par sa cuisine, tout le monde connaît les sushis, mais leur qualité varie énormément selon le restaurant ou le chef et puis la cuisine japonaise renferme bien d’autre subtilités.
Day 1
Nous sommes arrivés à Tokyo par le vol de nuit depuis Singapour, sur Singapour airlines, c’est un des vols opérés sur l’A380 dans lequel nous n’étions encore jamais montés, la bête est impressionnante, taille, hauteur envergure des ailes et de l’aileron, une fois à l’intérieur, pas de différence notable si ce n’est que l’on sait que des passagers se trouvent sur deux étages sur toute la longueur de l’appareil, et que l’habitacle est beaucoup plus silencieux que sur les avions sur lesquels je vole d’habitude.
L’aéroport de Tokyo (Narita) est assez éloigné de la ville, environ 1H30 par bus ou train… nous avons emprunté le train à l’aide du notre JR Pass (pass que l’on peut acheter si on est étranger enfin plutôt si on ne réside pas au Japon) qui donne droit durant une période déterminée de voyager sur tous les trains du réseau Japan Railways autant qu’on le souhaite et notamment sur leur Shinkansen (équivalent de notre TGV). Nous avons donc emprunté le Narita express, train qui relie l’aéroport à la gare “Tokyo station”, c’est un train sans prétention, mais qui nous a néanmoins surpris avant de monter dedans, car il arrivait de Tokyo, a débarqué ses passagers, il a été rapidement nettoyé et avant que l’on ne monte dedans nous avons vu comme par magie toutes les banquettes pivoter sur elles mêmes pour faire face à la marche, y’a pas à dire, à peine débarqués de l’avion on sait tout de suite que l’on est au Japon.
Arrivés à Tokyo station nous étudions les plans de train et métro qui sillonnent Tokyo, et c’est pour le moins compliqué, plusieurs compagnies coexistent ce qui fait qu’avec notre JR pass on ne peut pas emprunter le métro, mais on peut emprunter les trains qui traversent Tokyo et qui appartiennent à Japan Railways notamment la ligne Yamanote qui forme un cercle autour du centre de Tokyo, Megumi nous disait que cette ligne délimitait une surface équivalente à celle de la ville de Paris, ici sur le plan des lignes de Tokyo on peut voir que Tokyo est bien plus étendue car déborde bien au delà de cette ligne. Malgré les plans pour la plupart en Japonais nous parvenons à nous faire aider à des kiosques JR information bien utiles avec des interlocuteurs parlant anglais, chose à apprécier à sa juste valeur car nous nous apercevrons au fil de notre voyage que c’est loin d’être monnaie courante au Japon. Nous rejoignons la station Ikebukuro qui dessert le quartier du même nom où se trouvait notre hôtel, après nous être passablement perdu nous finissons par demander notre chemin à un jeune japonais qui parlait un peu d’anglais mais ne connaissait pas l’adresse, il a été gentiment demander dans un seven eleven, et nous avons fini grâce à son aide à trouver notre hôtel. Une leçon à retenir de cette première demi journée au Japon: les valises à roulette utilisées par tous les japonais à travers le monde, mais si vous savez celles posées sur 4 roues qui ont l’air de rouler si facilement (dans les aéroports) et bien elles sont à bannir pour parcourir une courte distance dans Tokyo, j’ai amèrement regretté mon bon sac à dos… il faut dire que le Japon est un pays qui a véritablement adapté ses infrastructures pour les non voyants, et les marquages au sol sur les trottoirs comme dans le métro ou les gares de train sont omniprésents et rendent difficile l’utilisation desdites valises à roulettes. Finalement à l’hôtel nous ne pouvons que poser notre valise car le checkin est à 15 heures, nous appelons donc Megumi pour savoir si on peut se retrouver pour aller se balader et manger un morceau. Elle nous donne rendez-vous à la station Shinjuku sans doute la plus grande station de train et métros de Tokyo, il est d’ailleurs assez difficile de s’y repérer et donc de s’y retrouver, mais les indications claires et précises de Megumi nous ont permis de nous retrouver très facilement. Une fois que nous l’avons retrouvée, nous continuons sur la ligne Yamanote pour la station de Shibuya, là nous nous baladons dans un quartier fréquenté par les jeunes tokyoites. Le quartier est un mélange d’architecture ancienne et moderne, bien intégré, avec de très beaux immeubles modernes, cette première visite dans Tokyo nous séduit véritablement. Pour notre premier repas, nous pouvions difficilement manger autre chose que des sushis, c’est donc dans un sushi bar que nous atterrissons, avec Megumi qui nous guide dans nos commandes, car dans ce type de sushi bar, il y a naturellement des sushi qui défilent tout autour du bar et on se sert de ce qui nous tente, mais on peut aussi (si on parle Japonais) commander directement auprès des chefs sushi. Notre journée continue et nous passons à travers d’autres quartiers, Tokyo nous étonne, les rues animées succèdent aux rues calmes, et les quartiers animés renferment des rues calmes dans lesquelles on s’étonne d’être à Tokyo, nous passons par le carrefour réputé le plus fréquenté de Tokyo par les piétons, au moment ou le feu passe au rouge pour les voitures c’est un véritable flot de passants qui se déverse de tous les côtés du carrefour, impressionnant !! Nous reprenons la ligne Yamanote pour nous retrouver complètement de l’autre côté de Tokyo dans le quartier de Akihabara (aussi surnommé Electric Town) c’est le quartier spécialisé dans tout ce qui est électrique et électronique. Un peu d’histoire, après un terrible incendie qui dévasta une grande partie de Tokyo en 1870, les autorités décidèrent de créer une zone défrichée au nord-est du Palais impérial pour le protéger d’un nouveau risque d’incendie. On y construisit un sanctuaire dédié à une divinité protégeant les hommes contre le feu. Au fil du temps, cette vaste zone inhabitée finit par être envahie par les arbres et à l’automne elle fut bientôt recouverte de feuilles mortes qui lui donnèrent son nom de « champ de feuilles d’automne » (Akiba-no-hara). Nous n’allions pas dans ce quartier pour visiter, mais pour investir dans l’une des choses que les japonais savent le mieux faire: les appareils photos. Je me suis un peu lâché, j’ai investi dans un réflex numérique avec un capteur plein format. Il faut dire que c’est un peu wonderland là bas on ne sait plus où donner de la tête. Et puis même si les tarifs ne sont pas révolutionnaires ils sont néanmoins nettement plus intéressants qu’en France. Maintenant que c’est dit j’ai intérêt à vous poster de belles photos sur le blog.
Megumi nous a ensuite proposé d’aller dîner dans notre quartier ce qui nous arrangeait bien car nous étions déjà bien fatigués, nous avons dégoté un petit restaurant en sous sol dans le quartier de notre hôtel, cuisine typique japonaise, établissement fréquenté uniquement par une clientèle japonaise exactement ce que nous recherchons… Nous quittons Megumi à une heure tout à fait raisonnable pour profiter d’une nuit bien méritée.
Day 2
Dimanche nous sommes partis en vadrouille dans un quartier qui nous avait été recommandé par une classmate de Stéph qui est japonaise. Un quartier un peu touristique mais franchement sympa avec un très grand temple et des ruelles regorgeant de petites boutiques de souvenirs, de parapluie et oui il faut dire que la saison des pluies approche à grand pas, d’ailleurs il pleut aujourd’hui. Nous partons ensuite dans le quartier du palais impérial, que l’on ne peut pas visiter mais depuis lequel on a une superbe vue sur la ville avec un contraste saisissant entre la végétation du parc de ce palais et les immeuble modernes de plusieurs dizaines d’étages avoisinants. Nous faisons ensuite une petit tour du côté du Sony building, intéressant, en chemin nous passons à côté d’un batiment ultramoderne que nous photographions, l’intérieur comporte un espace ouvert gigantesque, un vrai hall de gare, c’est moderne, mais pas dénué de charme.
Le soir nous rejoignons Megumi à Shinjuku station et nous partons en direction du Hyatt de Tokyo, Pascal m’a rappelé que c’était là que des scènes de Lost in Translation avaient été tournées, il est donc impératif que nous y allions
il est situé dans un quartier d’affaires non loin des tours de la Tokyo administration (impressionnantes). Le bar de l’hôtel se trouve au dernier étage avec une vue superbe sur la ville, Megumi réussit à nous trouver une table tout près de la fenêtre, nous passons un moment très agréable, à refaire.
Nous rentrons à une heure raisonnable car demain matin on se lève tôt.
Day 3
Lundi nous avons décidé de nous rendre au marché aux poissions de Tokyo avec ses ventes aux enchères de thon et ses étals de poissons plus frais les uns que les autres. Le marché ferme vers 7 heures du matin aussi nous nous levons à 4 heures pour attraper le premier metro et nous y arrivons vers 5h30, une expérience vraiment intéressante avec quelques belles photos, nous ne restons pas longtemps car devons libérer la chambre à 10h00. Départ ensuite vers Kyoto à bord du Shinkansen nous le prenons vers 13h00, ce qui frappe quand on monte à bord c’est l’impression d’être à bord d’un avion, car il est extrêmement large trois sièges d’un côté et deux de l’autre. On y dispose d’une place nettement plus importante que dans le TGV, comme dans le Narita Express, on y est toujours assis dans le sens de la marche et le service à bord est… japonais. Hôtesse qui passe régulièrement pour propose sandwichs et boissons salut poli à l’entrée dans le wagon et idem avant d’en sortir, presque gênant, on ose à peine regarder. Arrivée à la gare de Kyoto en milieu d’après midi, nous partons à pieds à la recherche de notre “hôtel” (en fait plutôt une chambre d’hôtes) nous finissons pas trouver à environ 1/4 d’heures de la gare dans une toute petite rue très typique. Accueil des plus agréables et chambre assez grande dans un style plutôt traditionnel l’ensemble nous paraît très bien. Nous repartons une fois installés vers le quartier de Guinza, visite sympa mais sans plus, nous ne sommes pas transcendés par ce que nous voyons. Au retour nous nous arrêtons par hasard dans un restaurant qui se trouve dans notre rue, c’est tout petit dedans juste de quoi asseoir 6 ou 8 personnes, c’est un restaurant particulier dans lequel la patronne fait la cuisine sur une grande plaque de cuisson en fonte puis distribue la nourriture aux clients directement sur des plaques de métal qui chauffent également. Dîner très agréable, belle découverte, ça donne envie de revenir…
Le lendemain (mardi) nous prenons un train qui nous emmène à l’extérieur de la ville à Arashiyama, il faut savoir que Kyoto est entourée de montagnes très belles très vertes. Nous faisons une ballade au bord de la rivière et grimpons vers un temple haut perché qui nous permet d’admirer un panorama superbe. Retour au dans les rues où nous trouvons un resto puis visite d’un autre temps et de la forêt de bambous et enfin le “romantic train” et retour à Kyoto. Ce soir nous dînons dans un resto de sushis mais attention pas n’importe lesquels, c’ est un véritable chef sushi qui nous accueille, nous sommes assis comme dans un bar, face au barman qui est ici le chef et il prépare des sushis à la demande et c’est un pur régal.
Mercredi, nous visitons quelques temples et nous nous baladons dans les rues, nous faisons le moins bon des repas de notre semaine dans un resto chinois, nous nous rendons ensuite dans un shrine (c’est différent d’un temple), il s’appelle Fushimiinari, c’est celui des 1000 portes, les photos sont assez belles, endroit très dépaysant. En rentrant, je vais essayer les bains publics qui se trouvent au bout de notre rue, plutôt agréable…
Jeudi visite d’un musée temps plutôt maussade, on passe un moment près de la gare à faire un peu de shopping, en rentrant une envie soudaine de déguster du boeuf de Kobé nous prend, apparemment bien que la ville de Kobe soit assez proche de Kyoto il n’est pas évident de pouvoir en trouver, qu’à cela ne tienne, équipés de nos JR pass, nous prenons un train vers Kobe pour passer la soirée et dîner dans un resto servant du boeuf de Kobe, un vrai régal puis retour à Kyoto.
Le vendredi matin, nous nous rendons dans le temple de Ryonji, il comporte un jardin Zen très réputé, nous y allons en fait pour le jardin, nous savons qu’il faut y aller tôt pour profiter du calme, nous prenons donc un bus tôt le matin, il fait un temps magnifique. Visite rapide, c’est beau, mais c’est en travaux malheureusement. Puis retour à l’hôtel, nous bouclons notre valise, puis direction la gare de Kyoto pour reprendre le shinkansen vers Tokyo. Notre prochaine étape est en fait Yamanashi dans les montagnes près du mont Fuji, mais nous sommes obligés de repasser par Tokyo pour prendre un bus qui nous y emmènera.
Kyoto nous laisse un superbe souvenir, la ville en sortant de la gare n’a rien d’intéressant, c’est alors juste une grande ville moderne, mais dès lors que l’on se retrouve un peu à l’écart des grands axes on se retrouve dans des petites rues typiques vraiment dépaysantes, de plus la ville comporte un nombre très important de temples à l’intérieur mais aussi à l’extérieur, la ville étant entourée de montagnes qui semblent être restées vierges, ses abors son magnifiques.
Retour à Tokyo en un peu moins de 3h00, nous nous rendons directement à la gare de Shinjuku et essayons de localiser la gare routière ce qui ne fût pas facile, mais nous y sommes parvenus, une fois nos billets achetés nous nous installons direction Yamanashil, le but de notre expédition là bas est de découvrir un ryokan avec onsens traduire par un hôtel traditionel japonais avec sources d’eau chaudes. Le Japon est une sorte de gros volcan endormi subit à ce titre un nombre incalculable de tremblements de terre chaque année, mais bénéficie aussi d’un très grand nombre de sources d’eau chaude, des hôtels sont souvent installés sur ces sources d’eau chaude et proposent des bains ayant des vertues particulières, et cette culture du onsen est vraiment présente au Japon, les enfants depuis petit y sont habitués.
Nous arrivons à Yamanshi en environ 1h30, le temps est pluvieux et on ne voit quasiment rien des montagnes, on espère que ce sera mieux demain. Nous découvrons notre chambre qui sans nous emballer véritablement, est néanmoins étonnante, elle dispose d’une pièce princpale avec vue sur le lac de Yamanashi d’une entrée dans laquelle on se déchausse, d’une chambre avec lits traditionnels, sans fenêtre mais dont de toute façon on ne se sert pas et de toilettes japonais, je n’en avais pas parlé encore mais naturellement nous avons eu le plaisir d’essayer les toilettes japonais avec lunette chauffante et petit jet d’eau chaud ou froid au choix pour parfaire son hygiène sans effort !! J’adore !
Après une discussion qui a tourné au dialogue de sourd avec la personne qui devait s’occuper de nous, elle s’obstinait à nous parler en Japonais sachant que nous ne comprenions pas un traitre mot de ce qu’elle disait, nous lui parlions en Anglais mais vu son insistante à nous parler japonais, j’ai fini par lui parler en français. C’était la même qui s’occupait de nous dans notre chambre (en nous servant un thé lors de notre arrivée) qui nous a servi à dîner dans une pièce privative le soir et qui nous a servi le petit déjeuner le lendemain matin dans cette même pièce (avec soupe miso, poisson cru et cuit, wasabi etc… Stéph en a raffolé… elle est remontée à la chambre a enfilé un pull et un pantalon et est sorté s’achater un nescafé au seven eleven du coin
Nous avons bien profité du onsen à 40 degrès, tout le rituel autour de ce bain est vraiment des plus agréables.
Nous avons pris le bus le samedi matin pour Tokyo, puis avons retrouvé Megumi pour un dernier repas sushi avec elle à Shinjuku et nous avons emprunté un dernier bus pour l’aéroport adieu Tokyo…
Superbe voyage qui nous laisse plein de souvenirs, le Japon est un pays magnifique à découvrir, nous savons que nous y retournerons.
Nous avons fait beaucoup de photos au cours du voyage, et ce blog wordpress n’étant pas pratique pour naviguer d’une photo à l’autre, il m’a semblé plus simple de les partager via picasa. Vous pouvez donc les visualier en cliquant sur la photo ci-dessous: